Sortie d’hiver en forêt (les arbres, les écorces et les bourgeons)
Cette première sortie de l’année 2023 avait pour thème la reconnaissance des arbres et arbustes par l’observation des écorces et des bourgeons en condition hivernale. Un document illustré proposant une clé de détermination des principaux arbres et arbustes de nos forêts à l’aide des bourgeons. Et quelques échantillons récoltés au préalable ont permis d’aborder les premières identifications. MR PETIT présente l’intérêt thérapeutique des bourgeons qui contiennent de fortes concentrations de vitamines, sucres, minéraux et oligo-éléments, et rappelle l ‘utilisation ancienne de certaines écorces, comme celle du bouleau dont on extrait une huile spéciale, appelée huile de Russie.
En plus de l’écorce et des bourgeons, d’autres indices facilitent l’identification des espèces ligneuses : la silhouette, les fruits et les feuilles qui peuvent être encore présents. Certains arbres sont très caractéristiques : le bouleau et son écorce blanche, le merisier avec son écorce pelant en lanières circulaires, le frêne avec ses rameaux lisses et ses gros bourgeons noirs. D’autres nécessitent un examen plus attentif : les érables, les alisiers, le tilleul.
Le parcours traverse une partie de l’arboretum de la Sivrite, plantation expérimentale de l’Ecole Forestière de Nancy, installée à partir de 1934 pour étudier le comportement de diverses essences utilisées en reboisement.
Sortie “Plantes comestibles” (13 mai 23)
Un circuit de VTT a été créé dans la forêt de Haye sur la commune de Villers-lès-Nancy par les VTTistes eux-mêmes avec apport de palettes, de troncs d’arbres, de terre et de pierres. Les VTTistes sont en défaut par rapport au code forestier et à la forêt de protection où rien ne doit être construit. Il leur faut savoir que les forêts soumises au régime forestier sont des biens inaliénables. L’autre exemple est la présence de motos, quads, et autres 4×4 alors que la circulation des véhicules à moteurs est interdite.
Ces sujets nous préoccupent particulièrement car, dans le cadre des travaux du Sénat forestier, nous portons haut et fort les respects des règles élémentaires de cohabitation, le respect du code forestier, afin que la charte forestière de territoire prenne les vraies et bonnes mesures et que l’ensemble des utilisateurs de la Forêt de Haye soient pleinement satisfaits de l’usage qu’ils peuvent en faire.
Sortie Vaux de Clef (Forêt communale de Liverdun)
Pour arriver à la source de Vaux de Clef, nichée dans un petit cirque calcaire qui fut autrefois une des quatre carrières de Liverdun nous suivons le chemin indiqué par un cairn (elle n’est pas facile à trouver et c’est le mince filet d’eau qui s’en écoule qui trahit le plus surement sa présence. Son eau s’écoule jusqu’à la Moselle en passant en souterrain sous la cité de Liverdun pour resurgir au lieu-dit La Goulotte. Sa particularité ? Elle est intarissable ! Nous finissons en beauté avec de magnifiques points de vue sur le village de Liverdun et son château de la Tour, acheté par Antoine Corbin au 19ème siècle.
Sortie découverte de la réserve de Monvaux, le 3 juin 2023
Cette Réserve Biologique Intégrale, d’une superficie totale de 86 hectares d’un seul tenant a été créée par l’ONF sur sept parcelles forestières touchées à plus de 80% par la tempête Lothar le 26 décembre 1999 en plein cœur de la forêt de Haye. Depuis lors, les bois abattus par la tempête sont restés sur place, et le peuplement laissé en libre évolution. Ce territoire offre un terrain d’étude scientifique d’un grand intérêt dans ce contexte de reconstruction d’une forêt faisant suite à une large dévastation.
Les bois morts restés au sol depuis la tempête se décomposent très lentement, et constituent un habitat pour un grand nombre d’espèces animales et végétales : insectes, champignons, mousses. On observe une grande quantité de jeunes arbres en pleine croissance (hêtres, chênes, érables, frênes…), le peuplement est très dense avec beaucoup de concurrence.
Comme il est interdit de pénétrer dans ces peuplements, le parcours de la visite a emprunté le chemin remontant le fond de Monvaux (le seul autorisé pour traverser la réserve), pour ensuite cheminer à la périphérie de la réserve. Cette visite a permis de découvrir comment évolue et se régénère une forêt de taille appréciable, non cultivée et sans aucune intervention humaine depuis plus de 20 ans.
Sortie Spéléodrome (Villers-les-Nancy-Clairlieu)
C’est toujours accompagnés par des membres de l’Union Spéléologique de l’agglomération nancéienne que les adhérents de l’ASP descendent régulièrement se rafraichir dans les profondeurs du plateau de Haye et notamment de 8 juillet 2023 où la chaleur sévit en surface. Située à plus de 60 m sous la surface, la galerie du spéléodrome de Villers-lès-Nancy se mérite au terme d’une descente en rappel un peu inquiétante pour le novice mais qui s’effectue en toute sécurité. Une fois en bas le voyage commence dans un boyau assez étroit (il faut parfois baisser la tête) mais plein de surprises et de belles découvertes ; bien équipés de nos casques et lampes frontales nous découvrons les merveilles que le temps et la nature ont façonnées : au sol, les pieds glissent sur les perles de calcite, au plafond l’eau chargée de calcaire a formé des concrétions en forme de fleurs blanches ou teintées d’oxydes ferreux et des couches épaisses de calcite blanche recouvrent des partie importantes du sol et des murs : un parcours d’environ 4 km qui est un spectacle permanent (voir photos). Cette construction souterraine a été faite au début du 20° siècle pour pallier le manque d’eau potable à Nancy : les travaux, commencés en 1899 et achevés en 1906, ont été exécutés par une centaine d’hommes, 6 642 m de galeries percées formant un réseau appelé “Ouvrage de Hardeval” qui a été abandonné dès le début des années 30











