La réserve biologique intégrale (RBI) de Monvaux, d’une superficie totale de 86,5 hectares d’un seul tenant, a été créée sur sept parcelles forestières touchées à plus de 80% par la tempête Lothar du 26 décembre 1999. Elle est située au cœur de la forêt de Haye et fait partie du réseau des réserves biologiques intégrales post-tempête. L’objectif de ce réseau national est double : étudier la dynamique forestière spontanée, en particulier celle des peuplements après tempête, et favoriser le développement ainsi que la conservation de la biodiversité liée aux bois morts et aux arbres sénescents.
Les bois abattus par la tempête sont restés sur place, et le peuplement laissé en libre évolution. Les bois morts, présents au sol depuis la tempête se décomposent très lentement, et constituent un habitat pour un grand nombre d’espèces animales et végétales : insectes, champignons, mousses… Sur certains troncs renversés à terre, des rejets ont poussé à la verticale : ce qui aurait pu être des branches repart comme de nouveaux arbres, processus que l’on désigne par le terme « réitération traumatique ». Ici et là se dressent quelques chandelles, vestiges de troncs cassés par la tempête, restant encore debout : on peut y observer des trous de nourrissage de pics, à la recherche d’insectes. Ces cavités peuvent servir d’abri pour des chauves-souris, ou de nichoir pour des oiseaux.
Dans les trouées, on observe une quantité de jeunes arbres en pleine croissance (hêtres, chênes, érables, frênes…), le peuplement est très dense, avec une forte concurrence entre les individus.
Il est interdit de pénétrer dans cette réserve, on peut cependant en avoir un bon aperçu depuis sa périphérie, ou en empruntant le chemin du fond de Monvaux qui la traverse.
Cette réserve offre un terrain d’études scientifiques d’un grand intérêt dans ce contexte.












