La Cité d’Affrique, comme la plupart des enceintes préhistoriques, est un éperon barré : le côté qui n’est pas protégé par des défenses naturelles (abrupts ou falaises rocheuses), est défendu par un rempart plus ou moins complexe construit par les hommes (l’oppidum de la Fourasse à Champigneulles et la Butte Ste Geneviève à Essey en sont 2 autres exemples). Située en bordure du plateau de Haye entre Messein et Ludres, la Cité d’Affrique, d’une superficie totale de 14 ha est l’une des plus grandes de la région et notamment la plus élaborée et la mieux conservée … Elle se compose d’une enceinte principale de 7 ha presque carrée sise sur le haut du plateau, enclose d’un double rempart (hauteur de 8 à 10 m) avec ses 2 fossés associés et d’une enceinte annexe plus petite (2 ha) dite “le Vieux Marché” qui s’appuie sur le mur sud de la cité : ces fortifications ont l’aspect de simples talus mais des fouilles menées de1980 à 1988 ont révélé une construction complexe datant du V° siècle avant JC réalisée selon une architecture précise alliant la pierre, l’argile, le bois et la chaux qui a nécessité des techniques avancées et une main-d’œuvre nombreuse ; ces fouilles ont révélé la présence de vestiges de bâtiments, de nombreux outils et des bijoux indiquant la présence de cultivateurs, d’artisans et d’une riche société aristocratique ( princesses celtes). Une bonne partie des objets découverts est visible au musée de Toul et certains au Musée Lorrain de Nancy (le site est classé aux monuments Historiques depuis 1998)



