Des carrières furent creusées de part et d’autre du Val-Fleurion de Chaligny afin d’en extraire la pierre calcaire utilisée dans les hauts-fourneaux. A température élevée, la castine se décompose en gaz carbonique et en chaux. Celle-ci sert à constituer le laitier qui rassemble les impuretés provenant du minerai de fer.
La carrière, nommée « la Castine » (N° 1 sur le plan ci-contre), environ 6 hectares, fut exploitée la première. L’arrêté préfectoral autorisant son ouverture date du 7 juin 1892. C’est à la même période qu’est percée la galerie communiquant avec le travers-banc, afin d’acheminer la pierre calcaire jusqu’à l’usine.
La carrière Nanquette (N° 2 sur le plan ci-dessus) fut exploitée une quinzaine d’année plus tard que la précédente. On retrouve un projet d’ouverture et de plan incliné en 1913, ainsi qu’un acte de concession daté du 10 avril 1914. Une demande d’agrandissement fut déposée en 1930. Cette carrière, dont nous découvrons encore quelques vestiges, constituait un vaste cirque d’une vingtaine d’hectares, la paroi du fond s’élevait à plus de vingt mètres.
Ci-contre, le plan incliné montant vers la carrière est indiqué en violet (flèche violette) ; les voies horizontales vers la galerie (flèche rouge) et la carrière sont indiquées en bleu. Un système de contrepoids permettait de descendre les wagonnets chargés de castine et de les remonter à vide. Ce matériau, déchargé dans d’autres wagonnets, traversait les galeries de la mine du Val Fleurion, celles du Val de fer et rejoignait les hauts fourneaux de l’usine sidérurgique installée dans le village de Neuves-Maisons.
La carrière Nanquette (environ 8 hectares) était exploitée à l’aide d’un important réseau étroit, avec plusieurs faisceaux de voies posés en éventail.


